Tristes trophiques

papier gratté, huile, graphite (110 x 75 cm)- 2019-2020 - exposition collective "Trop bête !", château d'Aubais

 

Dans Tristes trophiques, l’homme est resitué dans le règne animal et le monde du vivant à une place humble et toute relative. L'image figure une infime partie des rapports de prédation ou de dépendance alimentaire entre espèces animales et végétales exploitée par l'humain. Ce dernier fait partie de ce système complexe voire compliqué, sans être ni au centre ni mis en exergue. L’idée est de rappeler en quoi l’espèce humaine appartient à un enchevêtrement agro-écosystémique dont sa survie dépend.

Le titre évoque la recherche de Claude Lévi-Strauss. Tout comme l'ethnographe a posé les jalons du structuralisme culturel et bousculé la vision occidentale des civilisations, nous apprenons à relativiser notre regard anthropocentré sur la nature.